Le C.O.I m’a tuer …

En général j’aime bien faire les devoirs avec mon petit dernier, ça me rassure quant à mes capacités intellectuelles et mon autorité naturelle. Bon les devoirs, niveau collège, hein. Les 2 grands, au lycée, faisant bien sûr leur travail tout seul (ou pas d’ailleurs…)

Donc, l’autre jour, séance « exos de grammaire » pendant que je me faisais les ongles (je suis une femme organisée) assise en tailleur (je suis très souple) devant la table basse de mon salon.

–          Maman, je comprends pas ce qu’il faut faire

–          Ok, mon trésor, lis moi l’énoncé

–          (lecture de l’énoncé que je vous épargne par charité)

–           ????

Là, j’ai compris que j’allais avoir à affronter une grosse contrariété : abandonner la pause de mon vernis …

J’ai pris le livre (ce qui a achevé de bousiller le beau lissé brillant sur lequel je travaillais depuis 10 minutes) et … je me suis retrouvée comme perdue au fin fond d’un bled (excellent jeu de mot !) paumé d’une province chinoise, sans traducteur . Il s’agissait en fait de :
« compléter une phrase à l’aide d’un GN dont vous indiquerez la fonction : COI, COD, COS ou complément essentiel (sachant qu’on peut mettre en relief les CC avec le présentatif c’est …que) « …

Même ce salopard de Google ne m’a pas aidée, c’est dire ! J’ ai du expliquer à mon fils que de mon temps ça ne s’appelait pas comme ça, et que si l’exercice avait été mieux rédigé j’aurais pu l’aider, voilà !

Nan mais allô,  l’Éducation nationale, vous me recevez ?
On met nos enfants à l’école pour qu’ils apprennent la grammaire et on est obligés de faire le boulot à leur place !
Nan mais  allo, quoi !

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